Sète est encore loin….
La Route des Légendes 2026. Communiqué # 2. Samedi 26 septembre.
Hier, après avoir quitté Versailles, la caravane a été reçue comme il se doit sur le
terrain de l’ASA du Loiret. Un circuit TT qui a été mis à disposition pour les
concurrents par le président Pascal Perdereau et Roger Audas, tous les deux
responsables de l’écurie de l’Orléanais. Pour fêter ça, comme le disait Thierry
Sabine, « la gamelle, c’est aussi important que le reste. » Alors, pas question de
faire l’impasse sur une bonne andouillette grillée.
Aujourd’hui samedi, c’est une étape d’environ 500 km qui attendait les concurrents
(Châteauroux/Castelnaudary). Le départ de la première moto est donné à 7 h 30.
Pour certains la nuit a été courte pour des raisons mécaniques, pour d’autres la
routine. A l’image de Natalie Doyen # 95, la seule femme à moto sur une Yamaha
600 Ténéré.
Le jour n’est pas encore levé que les concurrents s’élancent en direction du premier CP, qui est installé à l’entrée du circuit TT de Christophe Meillat, à Compreignac. Les motos ouvrent le bal. Tout comme la veille, la caravane s’élance un par un sur un tracé long de 2 km, cabossé, mais parfaitement adapté aux véhicules tout-terrain. Ici, pas de dunes, ni de poussières qui engloutissent les véhicules. Plutôt, une sorte de mini-prologue avec plusieurs difficultés en dévers, en montées et en descentes, où du sable fin glisse sur les pare-brises. Tous les anciens concurrents se souviennent de ce stress qui envahissait les plus aguerris, les amateurs, et aussi les spectateurs.
Si aujourd’hui les curieux ont de vagues souvenirs des concurrents, en revanche, les autocollants qui habillent les véhicules ne peuvent laisser indifférent. Passant du jus de fruit, aux marques de cigarettes, de chaussettes, d’huiles moteur, d’amortisseurs, de pétroliers, de magazines, de pneumatiques, des assureurs, d’amplificateurs, d’appareils photo, d’imprimantes, de marques de vêtements… Grâce à ‘’La Route des Légendes’’, aujourd’hui, les badauds se remémorent les belles années du sport mécanique. Le photographe Michel Maindru en profite pour se positionner au plus près de la piste, afin d’immortaliser ces instants magiques.
Sur la ligne de départ, tous les concurrents écoutaient le bruit de leur moteur qui se prolongeait en eux comme une rumeur d’angoisse et de panne. Aussitôt dit, aussitôt fait. Coup de théâtre, la Range Rover # 225 de Pierre Lartigue et Pierre-Yves Debuisne ont découvert le mistigri qui s’était réfugié dans la nuit sous le capot. La sale bête ! Nous savons que le diable se cache toujours dans les détails, ce qui signifie que rien ne doit être laissé au hasard. Effectivement, chaque détail compte et une faute d’inattention, pour qu’un Mistigri monte à bord, peut être la cause d’importants désagréments. Voilà pourquoi la Range Rover Butagaz refusait de démarrer. La scoumoune. Pendant ce temps, les concurrents se dirigeaient sur
Brive-la-Gaillarde, pour la pause déjeuner. Un stop au ‘’Complexe’’ de Brive. Au
menu : œuf cocotte au saumon frais, rôti de veau du Limousin, accompagné de
pommes dauphines. En dessert, salade de fruits, de fruits, de fruits… Le tout arrosé
de sirop de grenadine !
Un nouveau départ est donné pour Montauban, où des centaines de badauds
attendaient avec impatience l’équipée sauvage ! Un arrêt furtif, puisque Montauban, c’est juste un coup de tampon, avant de rejoindre un endroit magnifique qui se nomme ‘’Le Clos Mignon’’ en plein vignoble. Un nouveau départ est donné du Clos Mignon pour rouler sur des routes sinueuses à souhait de cette belle région. Rapide comme l’éclair, sur son Toy Yves Morize ne laisse que peu de temps à Sabine pour faire du tourisme.
Ils ont dit
Cyril Neveu # 95 Honda XR 550 « Je suis heureux d’être avec tout le monde.
Hier, j’ai reçu un accueil extraordinaire à Lamotte Beuvron. J’avais l’impression
de revivre mes victoires sur les Paris-Alger-Dakar. Je tiens à remercier Philippe
Vassard d’avoir organisé ‘’La Route des Légendes ». Nous avons tellement
partagé ensemble de bons moments sur les pistes, qu’il était logique que je
sois présent à son évènement. Bravo à toute l’orga. »
Diane Thierry Mieg-Sabine « Il y a cette année une ambiance particulièrement
chaleureuse. J’ai l’impression, que beaucoup d’entre eux revivent les années
lorsqu’ils avaient 10 ans, regardant au bord de la route la caravane du Paris-
Alger-Dakar Afrique, traverser la France. Sabine, la copilote d’Yves Morize
Toyota # 203, me faisait remarquer ce matin qu’il planait sur les légendes, une
sorte d’excitation. »
Jean-Louis Dronne # 214 Honda CRV « Il y a quelques jours nous étions
encore sur la ligne d’arrivée des 24 h 00 TT de France. Si avec Laurence nous
sommes présents sur les Légendes, c’est d’une part pour Fifi, et d’autre part,
pour déguster le meilleur cassoulet du monde à Castelnaudary, façon canon
français ! »
Après cette longue journée de grosse chaleur, les premières motos entrent dans
Castelnaudary vers 18 h00 sur la grande place, devant une foule compacte. Pour
une fois, ce n’est pas le cassoulet qui était la vedette de la région, mais bien, les
cavaliers sur leurs chevaux de fer.
Maintenant, que le parc fermé est complet et que la nuit commence sa descente,
ohé, ohé du bateau et moussaillons du diable, place à la fête pour la soirée ‘’Merci
Thierry’’
Demain matin, la caravane prendra la route pour ‘’Château de Lastours’’. Un
domaine de vignoble exceptionnel qui appartient à Franck Allard, lui-même
concurrent # 200 avec Jean Berrin sur un Toyota HDJ 100. Les légendaires pourront
rouler sur la spéciale AMV. Cette piste roulante d’essai en flanc de falaise est
souvent utilisée par les usines, pour finaliser la préparation des véhicules du Dakar,
et autres épreuves internationales. Sur ce tronçon, les 4×4 vont plus ressembler à
des chaloupes, qu’à des autos ! Gaz, mon petit bonhomme ! Vrooomm, vrooomm,
vrooomm, pour un excellent condensé de bosses, de trous et de dévers en courbe.
Historique de Castelnaudary. Dans ce pays de Cocagne au XIᵉ siècle, un château fut construit sous le nom de Castel-nau-dari qui veut dire « Château Neuf d’Arius ».
Le fort avait été édifié pour protéger les ‘’Wisigoths’’ contre les invasions des Francs.
Ils étaient de la branche des Goths, un peuple germanique destructeur qui s’était
installé en 418 dans la région. Comme à Châteauroux, autour de cette forteresse,
des artisans et des commerçants s’installèrent. Ce n’est qu’en 508 que les Francs de Clovis reconquirent la ville et chassèrent les envahisseurs.
Photos à venir….
Gilles David. S/Presse : raidetrallye.com





